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Recent Submissions

Article
Le sacré au quotidien : réalités spirituelles et sociales dans La boîte à merveilles d’Ahmed Sefrioui
(2026) Boudiab, Adil
Dans La boîte à merveilles, Ahmed Sefrioui invite le lecteur à une immersion dans le quotidien de la société marocaine traditionnelle à travers le regard candide et introspectif d’un enfant de six ans, Sidi Mohammed. Ce point de vue enfantin confère au récit une dimension à la fois naïve et profondément révélatrice des structures culturelles et symboliques qui organisent la vie sociale. Parmi ces structures, le sacré occupe une place centrale et transversale dans le roman. Loin de se réduire aux seules pratiques religieuses institutionnelles, le sacré se déploie dans une multitude de gestes, de croyances et d’objets qui jalonnent le quotidien des personnages : amulettes, talismans, invocations, rites protecteurs ; mais aussi dans la visite de sanctuaires et le recours aux figures saintes. Cette présence diffuse du sacré témoigne d’une vision du monde où le visible et l’invisible s’entrelacent constamment, façonnant les comportements individuels et collectifs. Le sacré apparaît ainsi comme un cadre interprétatif à travers lequel les personnages tentent de donner sens aux épreuves de l’existence, qu’il s’agisse de la maladie, de la pauvreté ou de l’angoisse face à l’avenir. En ce sens, la spiritualité populaire représentée dans le roman participe activement à la construction de l’identité sociale et culturelle des personnages. Cet article se propose donc d’analyser les différentes manifestations du sacré dans La boîte à merveilles, en montrant comment cette sacralisation du quotidien fonctionne comme un miroir des réalités sociales, culturelles et spirituelles du Maroc traditionnel, tout en révélant les mécanismes symboliques qui structurent l’imaginaire collectif.
Article
La nature comme moyen d’expression de l’ineffable : la Première Guerre mondiale chez quelques poètes roussillonnais (francophones et catalanophones)
(2026) Miró, Estel Aguilar
Cet article analyse comment la nature est utilisée comme vecteur poétique pour exprimer la mort dans la poésie de guerre des auteurs roussillonnais – francophones et catalanophones – confrontés à la Première Guerre mondiale. Face à la désolation, l’horreur des tranchées et de la captivité, des poètes comme Josep Sebastià Pons, Jeanne Marvig, Jean Amade ou encore Horaci Chauvet mobilisent les éléments naturels –faune, flore, cycles saisonniers, paysages – pour évoquer l’indicible, mais aussi pour nourrir un espoir de renaissance individuelle et collective. La nature devient tantôt miroir du désespoir et du chaos intérieur, tantôt source de résilience spirituelle. En parallèle, l’usage du catalan et l’évocation du paysage natal permettent de recréer un espace de refuge et de consolation, de mémoire et d’identité, face à la brutalité du conflit. Cette poésie, ancrée dans une perspective régionaliste, se distingue des avant-gardes contemporaines et revendique un lien fort entre langage, paysage et reconstruction. La nature devient ainsi le lieu d’une catharsis poétique, individuelle et collective, face aux traumatismes de la guerre.
Article
Éditorial
(2026) Holeš, Jan