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Studia Romanistica. Vol. 26. Num. 1

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2026
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Studia Romanistica is a scholarly journal dedicated to publishing original research in linguistics, translation studies, literature, and culture in Romance-speaking regions. It also publishes reviews of scholarly publications and reports on conferences and significant events in the field of Romance linguistics and literature. The journal covers a wide range of linguistic topics, including phonology, morphology, lexicology, semantics, syntax, and terminology, from both a synchronic and a diachronic perspective. It also publishes research in translation studies and in cognitive, comparative, and corpus linguistics, pragmatics, sociolinguistics, and the teaching of Romance languages. Within traditional fields such as literary history (including comparative literary studies), literary theory, and literary criticism, the journal welcomes submissions that propose interdisciplinary approaches. These may explore, for example, the relationship between literary works and sociological or psychological approaches. Research into the reception of literary texts, as well as the relationship between literature and memory or post-memory, also falls within the journal′s scope. Contributions are published primarily in Spanish, French, and Italian, with other Romance languages also accepted. Each article is accompanied by two abstracts: one in the language of the article and the other in English.
Journals
Articles
Editorial
Éditorial
(2026) Holeš, Jan
Studia Romanistica 26(1), 2026, 7-8
Article
La nature comme moyen d’expression de l’ineffable : la Première Guerre mondiale chez quelques poètes roussillonnais (francophones et catalanophones)
(2026) Miró, Estel Aguilar
Studia Romanistica 26(1), 2026, 9-22
Cet article analyse comment la nature est utilisée comme vecteur poétique pour exprimer la mort dans la poésie de guerre des auteurs roussillonnais – francophones et catalanophones – confrontés à la Première Guerre mondiale. Face à la désolation, l’horreur des tranchées et de la captivité, des poètes comme Josep Sebastià Pons, Jeanne Marvig, Jean Amade ou encore Horaci Chauvet mobilisent les éléments naturels –faune, flore, cycles saisonniers, paysages – pour évoquer l’indicible, mais aussi pour nourrir un espoir de renaissance individuelle et collective. La nature devient tantôt miroir du désespoir et du chaos intérieur, tantôt source de résilience spirituelle. En parallèle, l’usage du catalan et l’évocation du paysage natal permettent de recréer un espace de refuge et de consolation, de mémoire et d’identité, face à la brutalité du conflit. Cette poésie, ancrée dans une perspective régionaliste, se distingue des avant-gardes contemporaines et revendique un lien fort entre langage, paysage et reconstruction. La nature devient ainsi le lieu d’une catharsis poétique, individuelle et collective, face aux traumatismes de la guerre.
Article
Le sacré au quotidien : réalités spirituelles et sociales dans La boîte à merveilles d’Ahmed Sefrioui
(2026) Boudiab, Adil
Studia Romanistica 26(1), 2026, 23-33
Dans La boîte à merveilles, Ahmed Sefrioui invite le lecteur à une immersion dans le quotidien de la société marocaine traditionnelle à travers le regard candide et introspectif d’un enfant de six ans, Sidi Mohammed. Ce point de vue enfantin confère au récit une dimension à la fois naïve et profondément révélatrice des structures culturelles et symboliques qui organisent la vie sociale. Parmi ces structures, le sacré occupe une place centrale et transversale dans le roman. Loin de se réduire aux seules pratiques religieuses institutionnelles, le sacré se déploie dans une multitude de gestes, de croyances et d’objets qui jalonnent le quotidien des personnages : amulettes, talismans, invocations, rites protecteurs ; mais aussi dans la visite de sanctuaires et le recours aux figures saintes. Cette présence diffuse du sacré témoigne d’une vision du monde où le visible et l’invisible s’entrelacent constamment, façonnant les comportements individuels et collectifs. Le sacré apparaît ainsi comme un cadre interprétatif à travers lequel les personnages tentent de donner sens aux épreuves de l’existence, qu’il s’agisse de la maladie, de la pauvreté ou de l’angoisse face à l’avenir. En ce sens, la spiritualité populaire représentée dans le roman participe activement à la construction de l’identité sociale et culturelle des personnages. Cet article se propose donc d’analyser les différentes manifestations du sacré dans La boîte à merveilles, en montrant comment cette sacralisation du quotidien fonctionne comme un miroir des réalités sociales, culturelles et spirituelles du Maroc traditionnel, tout en révélant les mécanismes symboliques qui structurent l’imaginaire collectif.
Article
Concisión y rehumanización de la poesía en El alba en los ojos (1926) de Ricardo Peña Barrenechea
(2026) Guizado Yampi, Renato
Studia Romanistica 26(1), 2026, 35-50
Ricardo Peña Barrenechea (Lima, 1896-1939), uno de los poetas más connotados de los años 20 y 30, escribió en 1926 los veinticuatro poemas de El alba en los ojos, los más breves de la literatura peruana. En ese momento, en Perú, las ideas ultraístas de la síntesis verbal en pro de la metáfora como axis textual cristalizaban en propuestas individuales, y a la vez, en el ámbito hispánico, surgía una reacción contra la deshumanización de la poesía; procesos a los que responde el conjunto de Peña. Con la finalidad de suplir la casi absoluta carencia bibliográfica sobre este título relevante, el presente estudio analiza, en cinco apartados, la estructura figurativa y el trasfondo lírico de El alba en los ojos, considerando el pensamiento y los referentes literarios del autor. Tras la introducción, el segundo apartado examina el vínculo creativo con la poesía moderna española, en especial con la greguería de Ramón Gómez de la Serna que inspira el molde compositivo de los versos concernientes. Los apartados tercero y cuarto interpretan el tema, de raíz romántica, de la nostalgia: cómo el alba es símbolo de la mujer amada y de la infancia. Y el quinto apartado examinan el símil y la metáfora de Peña en el marco de la rehumanización de la poesía, señalando sus elementos simbolistas. Como se observa, el autor rencauza la estructura de la greguería ramoniana y su síntesis verbal no pretende elidir la instancia emotiva, sino que asume la ineludible fragmentariedad de la indagación en el alma, representa la fugacidad del tiempo y emula la sensibilidad de la niñez.
Article
Sorcellerie, fausse couche et stérilité dans Le Clan des femmes d’Hemley Boum : quand le corps féminin est socialement stigmatisé
(2026) Iglesias Pruvost, Virginia
Studia Romanistica 26(1), 2026, 51-64
Dans Le Clan des femmes (2010), Hemley Boum dépeint avec force et sensibilité les multiples formes de violences symboliques et physiques qui pèsent sur les femmes au Cameroun, notamment à travers les croyances en la sorcellerie, les mariages forcés et la stigmatisation liée à la stérilité. S’inspirant de l’histoire de sa grand-mère, l’autrice revisite l’univers patriarcal camerounais du début du XXe siècle pour donner à voir les mécanismes sociétaux d’appropriation du corps féminin. Le roman retrace le destin de Sarah, enfant promise avant sa naissance au Vieux, un homme beaucoup plus âgé. Enceinte à onze ans, Sarah fait une fausse couche traumatisante. Loin d’être soutenue, elle est accusée de sorcellerie par ses co-épouses et marginalisée, sa stérilité faisant d’elle une femme « incomplète » aux yeux de la société. À travers une lecture sociologique, l’article met en évidence comment le contrôle patriarcal s’exerce par l’intermédiaire des traditions (dot, mariage arrangé, polygamie) et comment la femme devient un objet reproductif, jugée sur sa capacité à enfanter. L’expérience du corps féminin est constamment aliénée et instrumentalisée. La sorcellerie, loin d’être seulement surnaturelle, devient un outil de domination genrée, accusant les femmes de tous les maux. Hemley Boum décrit les souffrances silencieuses des femmes africaines face à des normes sociales oppressantes. Toutefois, le roman esquisse aussi une forme de résilience féminine et de sororité, incarnée notamment par les figures des sages-femmes ou guérisseuses, garantes d’une mémoire féminine transmise oralement
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